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Bruno-Pierre Guillette

Le prix Eugene A. Forsey

2013

Bruno-Pierre Guillette. « « Le Jour du Seigneur vendu à l’encan »: regard sur la Commission d’enquête sur l’observance du dimanche dans les industries de pâtes et papiers du Québec (1964-1966), »  Mémoire de maîtrise,  2012, Université du Québec à Montréal.

Le mémoire de maîtrise de Bruno-Pierre Guillette, « « Le Jour du Seigneur vendu à l’encan »: regard sur la Commission d’enquête sur l’observance du dimanche dans les industries de pâtes et papiers du Québec (1964-1966)», s’intéresse à un aspect de la culture ouvrière qui provoque,  en pleine Révolution tranquille, un conflit de valeur alors que s’affrontent les représentants du  capital, du mouvement ouvrier, de l’État et de l’Église catholique. S’appuyant notamment sur les archives du fonds de la Commission d’enquête sur l’observance du dimanche dans les industries de pâtes et papiers, sur les journaux d’époque ainsi que sur d’autres documents en provenance des principaux intervenants, Guillette propose une évaluation toute en nuance de ce conflit, des intérêts divergents de chacun et il explique finalement les raisons en faveur du statu quo, c’est-à-dire la poursuite ininterrompue des quarts de travail dans cette industrie. Chemin faisant, il démontre que ces travailleurs, comme ceux d’autres secteurs, ont développé leur propre conception de la conciliation travail-loisir. Conception qui s’oppose à celle du capital et de l’Église. Quoique l’Église et les travailleurs demandent la cessation complète des activités de cette industrie le dimanche, les objectifs des représentants ouvriers vont bien au-delà de la défense de la pratique religieuse en revendiquant la pratique, en famille et en communauté, de loisir en dehors des interventions du clergé et des entreprises. Ce mémoire illustre de belle façon l’importance qu’ont eu, dans l’histoire, les demandes de congé de la classe ouvrière, non seulement pour refaire ses forces et être en famille, mais aussi des jours de congé collectifs qui sont partagés par tous et qui permettent à l’ensemble des ouvriers de se retrouver dans des lieux communs afin de socialiser et d’exprimer une forme de solidarité.