{"id":14011,"date":"2020-10-26T00:00:00","date_gmt":"2020-10-26T04:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/cha-shc.ca\/?post_type=teachers_learning_bl&#038;p=14011"},"modified":"2022-11-10T16:05:15","modified_gmt":"2022-11-10T21:05:15","slug":"pourquoi-enseigner-lhistoire-3e-partie","status":"publish","type":"teachers_learning_bl","link":"https:\/\/cha-shc.ca\/fr\/teachers-learning-bl\/pourquoi-enseigner-lhistoire-3e-partie\/","title":{"rendered":"Pourquoi enseigner l&rsquo;histoire ? &#8211; 3e partie"},"content":{"rendered":"<h1>Encourager le raisonnement civique<\/h1>\n<p>Alan Sears, Universit\u00e9 du Nouveau-Brunswick<\/p>\n<p>Cette s\u00e9rie de blogues r\u00e9pond \u00e0 la question suivante : pourquoi l&rsquo;\u00e9tude de l&rsquo;histoire est-elle importante ? Dans le premier volet, je fais valoir que cette question est g\u00e9n\u00e9ralement abord\u00e9e en expliquant comment l&rsquo;\u00e9tude de l&rsquo;histoire \u00e9tablit une base de connaissances et de comp\u00e9tences n\u00e9cessaires \u00e0 toute une s\u00e9rie de carri\u00e8res productives et satisfaisantes. Bien que cela soit important, cela sous-estime s\u00e9rieusement les objectifs humanisants et civiques de l&rsquo;enseignement de l&rsquo;histoire. Dans le deuxi\u00e8me blogue, je fais valoir que l&rsquo;enseignement de l&rsquo;histoire est un moyen efficace de favoriser les compr\u00e9hensions complexes de la nature de la v\u00e9rit\u00e9 et des preuves n\u00e9cessaires \u00e0 un engagement civique productif. Le texte qui suit s&rsquo;appuie sur le second en explorant des aspects sp\u00e9cifiques du raisonnement humain qui font obstacle \u00e0 un engagement r\u00e9fl\u00e9chi sur des questions importantes. Je soutiens que l&rsquo;enseignement de l&rsquo;histoire peut r\u00e9soudre ce probl\u00e8me en favorisant ce que j&rsquo;appelle le raisonnement civique.<\/p>\n<p>Dans le blogue pr\u00e9c\u00e9dent, je soulignais que, pour les historiens, la connaissance ou la v\u00e9rit\u00e9 na\u00eet d&rsquo;une attention particuli\u00e8re et d&rsquo;une analyse fid\u00e8le des preuves, combin\u00e9es \u00e0 la pr\u00e9sentation et \u00e0 la discussion des r\u00e9sultats dans des forums publics de diff\u00e9rentes sortes. \u00c0 un certain niveau, il semble \u00e9vident de dire que la connaissance humaine \u00e9merge de ce genre de processus rationnel, mais une pl\u00e9thore de travaux r\u00e9cents en science cognitive indique que les humains ne s&rsquo;int\u00e9ressent, ni aux preuves, pas plus qu\u2019aux arguments logiques de fa\u00e7on naturelle [1]\u00a0 (<a href=\"https:\/\/www.newyorker.com\/magazine\/2017\/02\/27\/why-facts-dont-change-our-minds\">https:\/\/www.newyorker.com\/magazine\/2017\/02\/27\/why-facts-dont-change-our-minds<\/a>). Le manque d&rsquo;espace ne me permet pas de faire un examen complet de ces travaux, mais un r\u00e9sum\u00e9 indique que lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit de raisonner, nous sommes paresseux (nous avons tendance \u00e0 trop simplifier et \u00e0 porter des jugements rapides), partiaux (notre pens\u00e9e est limit\u00e9e par nos cadres cognitifs et nous n\u2019aimons pas changer d&rsquo;avis), hubristiques (nous pensons en savoir beaucoup plus que nous connaissons) et partisans (nous adaptons notre pens\u00e9e \u00e0 ce que, nous croyons, plaira \u00e0 nos proches). Tous ces facteurs nous emp\u00eachent d\u2019utiliser de fa\u00e7on pr\u00e9cise, r\u00e9fl\u00e9chie et honn\u00eate les preuves et les arguments et conduisent souvent \u00e0 ce que \u00ab\u00a0des personnes tr\u00e8s intelligentes [prennent] des positions qui ne sont pas fond\u00e9es sur des preuves\u00a0\u00bb. [2] Cette \u00e9volution des caract\u00e9ristiques de notre raisonnement mettent en place un ensemble de dichotomies qui rendent la vie d\u00e9mocratique difficile (voir tableau 1).<\/p>\n<p><strong>Tableau 1: Les dichotomies du raisonnement<\/strong><\/p>\n<p><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/cha-shc.ca\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/5f981596a9b25.png\" alt=\"Image interne 26 octobre\" width=\"500\" \/><\/p>\n<p>Dans son livre <em>Too Dumb for Democracy ? Why We Make Bad Political Decisions and How We Can Make Better Ones<\/em> (<a href=\"https:\/\/gooselane.com\/products\/too-dumb-for-democracy\">https:\/\/gooselane.com\/products\/too-dumb-for-democracy<\/a>), le politologue canadien David Moscrop s&rsquo;appuie sur des travaux similaires en science cognitive pour affirmer que les \u00eatres humains ne sont pas naturellement adapt\u00e9s au raisonnement d\u00e9mocratique. \u00ab\u00a0Notre r\u00e9volution cognitive\u00a0\u00bb, \u00e9crit-il, \u00ab\u00a0n&rsquo;a pas \u00e9t\u00e9 en mesure de suivre notre \u00e9volution sociale, politique, culturelle et technologique\u00a0\u00bb. [3] Un bon enseignement de l&rsquo;histoire peut aborder toutes les dichotomies de la raison d\u00e9crites ci-dessus d&rsquo;au moins deux fa\u00e7ons : il peut fournir des exemples historiques pour illustrer chacun des aspects du raisonnement naturel et civique et explorer les cons\u00e9quences de ceux-ci dans les affaires humaines ; et il immerge les \u00e9tudiants dans des processus con\u00e7us explicitement pour contrer les tendances naturelles \u00e0 la simplicit\u00e9, aux pr\u00e9jug\u00e9s, \u00e0 l&rsquo;arrogance et \u00e0 la partisannerie afin de favoriser les orientations plus complexes du raisonnement civique.<\/p>\n<p>Dans leur livre, <em>The Enigma of Reason<\/em> (<a href=\"https:\/\/www.hup.harvard.edu\/catalog.php?isbn=9780674237827\">https:\/\/www.hup.harvard.edu\/catalog.php?isbn=9780674237827<\/a>), Hugo Mercier et Dan Sperber donnent plusieurs exemples historiques de ce qu&rsquo;ils appellent \u00ab\u00a0mon parti pris\u00a0\u00bb [4] qui fa\u00e7onne d&rsquo;importantes questions publiques. L&rsquo;un d&rsquo;entre eux est le travail d&rsquo;Alphonse Bertillon, \u00ab\u00a0l&rsquo;un des policiers et experts en science judiciaire les plus respect\u00e9s au monde\u00a0\u00bb, [5] qui a \u00e9t\u00e9 charg\u00e9 par le gouvernement fran\u00e7ais d&rsquo;enqu\u00eater sur l&rsquo;affaire Dreyfus \u00e0 la fin du XIXe et au d\u00e9but du XXe si\u00e8cle. Malgr\u00e9 sa formation et son exp\u00e9rience, Mercier et Sperber soutiennent que le cadre cognitif pr\u00e9existant de Bertillion l&rsquo;a men\u00e9 \u00e0 manipuler les preuves afin de faire condamner Dreyfus. Il est int\u00e9ressant de noter que l&rsquo;\u00e9mergence de nouvelles preuves convaincantes ne l&rsquo;a pas amen\u00e9 \u00e0 modifier son point de vue, au contraire, il l&rsquo;a ajust\u00e9 pour qu&rsquo;il corresponde \u00e0 ses conceptions originales. Pour Mercier et Sperber, l&rsquo;argumentation est un moyen essentiel de perturber son parti pris. Ils \u00e9crivent : \u00ab\u00a0le raisonnement se d\u00e9veloppe dans le va-et-vient de la conversation, lorsque les gens peuvent \u00e9changer des arguments et des contre-arguments\u00a0\u00bb. [6] Ce cas illustre la fa\u00e7on dont la tendance humaine au raisonnement biais\u00e9, m\u00eame chez les professionnels bien form\u00e9s et exp\u00e9riment\u00e9s, fonctionne dans les affaires humaines. Elle soutient \u00e9galement une approche de l&rsquo;enseignement de l&rsquo;histoire qui engage les \u00e9tudiants dans une argumentation sur la nature des preuves et les conclusions qui en sont tir\u00e9es, comme un moyen de favoriser un meilleur raisonnement.<\/p>\n<p>L&rsquo;enseignement de l&rsquo;histoire peut \u00e9galement amener les \u00e9tudiants \u00e0 d\u00e9battre de questions et de probl\u00e8mes complexes.\u00a0 Trop souvent, les cours d&rsquo;histoire se concentrent sur ce que Howard Gardner (<a href=\"https:\/\/www.routledge.com\/The-Development-and-Education-of-the-Mind-The-Selected-Works-of-Howard\/Gardner\/p\/book\/9780415367288\">https:\/\/www.routledge.com\/The-Development-and-Education-of-the-Mind-The-Selected-Works-of-Howard\/Gardner\/p\/book\/9780415367288<\/a>) appelle le \u00ab\u00a0compromis de la bonne r\u00e9ponse\u00a0\u00bb, selon lequel un enseignant transmet des informations fixes et les \u00e9tudiants sont cens\u00e9s les r\u00e9p\u00e9ter lors des tests et des devoirs. Ceci est souvent au service de la \u00ab\u00a0couverture\u00a0\u00bb que Gardner appelle \u00ab\u00a0le plus grand ennemi de la compr\u00e9hension\u00a0\u00bb. [7] Gardner pr\u00e9conise d\u2019encourager les \u00e9tudiants \u00e0 utiliser des documents \u00e0 partir de perspectives multiples \u00ab\u00a0d&rsquo;une mani\u00e8re qui leur est agr\u00e9able au d\u00e9part mais qui les met \u00e9ventuellement au d\u00e9fi\u00a0\u00bb. [8]<\/p>\n<p>Inviter les \u00e9tudiants \u00e0 utiliser un \u00e9ventail de sources primaires et secondaires pour aborder des questions historiques importantes est une fa\u00e7on de faire exactement ce que sugg\u00e8re Gardner. Au d\u00e9part, les \u00e9tudiants trouvent souvent les sources primaires int\u00e9ressantes et amusantes, mais s&rsquo;ils abordent d\u2019importante questions, ils ne tarderont pas \u00e0 reconna\u00eetre que les sources sont souvent incompl\u00e8tes, parfois contradictoires et r\u00e9guli\u00e8rement assez obscures. Ils devront s&rsquo;engager \u00e0 localiser les sources, les interpr\u00e9ter, les analyser, les mettre en contexte, \u00e9laborer des conclusions initiales, pr\u00e9senter des id\u00e9es, faire face \u00e0 un examen minutieux et repenser les postulats. Ce sont tous des processus assez typiques de la recherche historique, et conformes au raisonnement civique d\u00e9crit ci-dessus.<\/p>\n<p>En r\u00e9fl\u00e9chissant \u00e0 sa longue carri\u00e8re d&rsquo;enseignant d&rsquo;histoire, Ken Osborne (<a href=\"https:\/\/www.utpjournals.press\/doi\/abs\/10.3138\/chr.93.1.108\">https:\/\/www.utpjournals.press\/doi\/abs\/10.3138\/chr.93.1.108<\/a>) fait remarquer qu&rsquo;un tournant s&rsquo;est produit pour lui \u00e0 l&rsquo;universit\u00e9 lorsqu&rsquo;on lui a demand\u00e9 de mener sa propre enqu\u00eate sur une question historique en utilisant des sources primaires. Cet exercice a fondamentalement chang\u00e9 sa propre opinion sur la nature de l&rsquo;histoire, la v\u00e9rit\u00e9 historique et la m\u00e9thode historique. Il poursuit en disant : \u00ab\u00a0Il est justifi\u00e9 d&rsquo;exiger de toute personne qui envisage d&rsquo;enseigner l&rsquo;histoire qu&rsquo;elle fasse un travail original de ce type, aussi limit\u00e9 soit-il dans sa port\u00e9e. Il n&rsquo;y a pas de meilleur moyen d&rsquo;apprendre ce que comporte faire une enqu\u00eate dans la discipline de l\u2019histoire\u00a0\u00bb. [9] Je pense qu&rsquo;Osborne est trop modeste dans sa recommandation. Ce ne sont pas seulement les futurs professeurs d&rsquo;histoire qui doivent faire l&rsquo;exp\u00e9rience du type d&rsquo;enqu\u00eate qu&rsquo;offre l&rsquo;histoire, mais tous les citoyens.<\/p>\n<p>L&rsquo;historien Jonathan Zimmerman et la philosophe Emily Robertson (<a href=\"https:\/\/press.uchicago.edu\/ucp\/books\/book\/chicago\/C\/bo25956793.html)\">https:\/\/press.uchicago.edu\/ucp\/books\/book\/chicago\/C\/bo25956793.html)<\/a> postulent que le fait de travailler avec des preuves et des arguments peut favoriser une meilleure d\u00e9lib\u00e9ration civique. [10]\u00a0 Ils, et bien d&rsquo;autres, expliquent en d\u00e9tail comment l&rsquo;examen de questions contest\u00e9es, la lutte contre les preuves et l&rsquo;apprentissage de la nature de l&rsquo;expertise peuvent am\u00e9liorer la capacit\u00e9 des \u00e9tudiants \u00e0 s&rsquo;engager dans un discours civique productif fond\u00e9 sur une compr\u00e9hension complexe de la nature partielle, changeante et contingente du savoir. L&rsquo;enseignement de l&rsquo;histoire \u00e0 tous les niveaux devrait engager les \u00e9tudiants dans ces processus afin de favoriser \u00ab\u00a0l\u2019acte contre nature\u00a0\u00bb du raisonnement civique. [11]<\/p>\n<p>[1] Voir comme example, Bethany Albertson &amp; Shana Kushner Gadarian, <em>Anxious Politics: Democratic Citizenship in a Threatening World<\/em> (New York: Cambridge University Press, 2015). Steven Sloman &amp; Philip Fernbach, <em>The Knowledge Illusion: Why We Never Think Alone<\/em> (New York: Riverhead Books, 2017). Hugo Mercier &amp; Dad Sperber, <em>The Enigma of Reason<\/em> (Cambridge, MA: Harvard University Press, 2017). Howard Gardner, <em>The Development and Education of the Mind: The Selected Works of Howard Gardner<\/em>, World Library of Educationalists Series (London and New York: Routledge, 2006).<br \/>\n[2] Sara E. Gorman &amp; Jack M. Gorman, <em>Denying to the Grave: Why We Ignore the Facts That Will Save Us<\/em> (New York: Oxford University Press, 2017), 4.<br \/>\n[3] David Moscrop, <em>Too Dumb for Democracy? Why We Make Bad Political Decisions and How We Can Make Better Ones<\/em> (Fredericton, NB: Goose Lane Editions, 2019), 46.<br \/>\n[4] Mercier and Sperber, <em>The Enigma<\/em>, 292.<br \/>\n[5] Mercier and Sperber, 236.<br \/>\n[6] Mercier and Sperber, 270.<br \/>\n[7] Gardner, <em>The Development<\/em>, 148.<br \/>\n[8] Gardner, 148.<br \/>\n[9] Ken Osborne, \u201cA History Teacher Looks Back,\u201d <em>The Canadian Historical Review<\/em> 93, no. 1 (2012): 108\u201337, 120.<br \/>\n[10] Jonathan Zimmerman &amp; Emily Robertson, <em>The Case for Contention: Teaching Controversial Issues in American Schools<\/em> (Chicago &amp; London: University of Chicago Press, 2017).<br \/>\n[11] Sam Wineburg d\u00e9crit la pens\u00e9e historique comme un acte contre nature, c&rsquo;est-\u00e0-dire un ensemble de processus appris dans lesquels les humains ne s&rsquo;engagent pas normalement. Je lui emprunte cette expression et l&rsquo;utilise ici dans le m\u00eame sens. Samuel S. Wineburg, <em>Historical Thinking and Other Unnatural Acts: Charting the Future of Teaching the Past<\/em> (Philadelphia: Temple University Press, 2001).<\/p>\n","protected":false},"featured_media":12172,"template":"","meta":{"_acf_changed":false,"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","_exactmetrics_skip_tracking":false,"_exactmetrics_sitenote_active":false,"_exactmetrics_sitenote_note":"","_exactmetrics_sitenote_category":0,"site-sidebar-layout":"default","site-content-layout":"default","ast-site-content-layout":"default","site-content-style":"default","site-sidebar-style":"default","ast-global-header-display":"","ast-banner-title-visibility":"","ast-main-header-display":"","ast-hfb-above-header-display":"","ast-hfb-below-header-display":"","ast-hfb-mobile-header-display":"","site-post-title":"","ast-breadcrumbs-content":"","ast-featured-img":"","footer-sml-layout":"","ast-disable-related-posts":"","theme-transparent-header-meta":"default","adv-header-id-meta":"","stick-header-meta":"","header-above-stick-meta":"","header-main-stick-meta":"","header-below-stick-meta":"","astra-migrate-meta-layouts":"default","ast-page-background-enabled":"default","ast-page-background-meta":{"desktop":{"background-color":"var(--ast-global-color-4)","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""},"tablet":{"background-color":"","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""},"mobile":{"background-color":"","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""}},"ast-content-background-meta":{"desktop":{"background-color":"var(--ast-global-color-5)","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""},"tablet":{"background-color":"var(--ast-global-color-5)","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""},"mobile":{"background-color":"var(--ast-global-color-5)","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""}}},"class_list":["post-14011","teachers_learning_bl","type-teachers_learning_bl","status-publish","has-post-thumbnail","hentry"],"acf":[],"publishpress_future_action":{"enabled":false,"date":"2026-10-16 09:38:54","action":"change-status","newStatus":"draft","terms":[],"taxonomy":"","extraData":[]},"publishpress_future_workflow_manual_trigger":{"enabledWorkflows":[]},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/cha-shc.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/teachers_learning_bl\/14011","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/cha-shc.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/teachers_learning_bl"}],"about":[{"href":"https:\/\/cha-shc.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/teachers_learning_bl"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/cha-shc.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/12172"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/cha-shc.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=14011"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}