J’ai étudié à l’université Laval où j’ai fait mon baccalauréat (2003-2006) et ma maîtrise (2006-2009) en histoire, sous la direction d’Alain Laberge.
Depuis 2008, je suis conseillère en recherche et statistique au sein de la direction de la recherche, de l’évaluation et de la statistique du ministère de la Famille du Québec. Mon travail consiste à produire et analyser des données, dans le but de documenter des phénomènes et rédiger des avis et des fiches d’information, en réponse à divers besoins informationnels ministériels ou de partenaires, de chercheurs, de journalistes, etc. Je coordonne également la production d’un périodique d’information statistique, le bulletin Quelle famille?, qui présente diverses facettes des familles et des personnes qui les composent (enfants, parents, aînés, etc.).
Mes études en histoire m’ont permis de développer des habiletés en rédaction qui me servent quotidiennement, principalement la capacité de synthèse, l’organisation de la pensée et la structuration de l’écrit qui en découle, sur lesquels on insiste beaucoup au cours de la formation. Mes études m’ont également permis d’acquérir les principes fondamentaux de toute démarche scientifique, parmi lesquels la rigueur méthodologique occupe une place centrale. Mes fonctions m’amènent à me familiariser avec de multiples sources d’information (base de données administratives, données d’enquêtes, littérature scientifique, etc.), et ma formation en histoire m’a outillée à en faire la critique, mais aussi à en reconnaître le potentiel informationnel et en extraire l’essence.
De même, au cours de ma formation, j’ai appris à traiter et à m’approprier rapidement des quantités importantes d’information, ce qui m’a préparée à produire, dans des délais parfois très brefs, des états de situation synthétiques, intelligibles et adaptés à différents types de lectorats. Mes études, tant au baccalauréat qu’à la maîtrise, m’ont aussi mise en contact avec des travaux issus des sciences sociales et connexes à l’histoire – sociologie, démographie, droit, anthropologie, principalement – et à reconnaître l’apport indéniable de l’interdisciplinarité pour éclairer un phénomène. Finalement, si les spécialistes sont très valorisés dans l’espace public, les travailleurs qui ont une formation générale comme les diplômés en histoire trouvent aisément leur apport en milieu de travail, car les compétences développées au cours de la formation, notamment sur le plan méthodologique, transcendent les fonctions et sont hautement appréciées des employeurs.