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Benoit Martel : Professionnel de recherche @ Vitalité (UQÀM)

L’histoire, de par sa nature même, élargit les champs d’intérêt et entretient le désir de tout comprendre chez les historiens. Ainsi, pour qui veut bien se risquer à les emprunter, la formation au baccalauréat en histoire de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) ouvre de nombreuses avenues situées hors du champ de l’histoire proprement dite. Pour ma part, cette voie fut celle de la psychologie communautaire. Depuis cinq ans, je suis professionnel de recherche au Laboratoire Vitalité et coordonnateur de la Chaire de recherche sur l’application des connaissances dans le domaine des jeunes et des familles en difficulté, tous deux basés à l’UQAM. Je dirais d’abord que ma formation en histoire m’a préparé à travailler dans le domaine de la recherche en psychologie en ce que la méthode historique développe grandement l’esprit critique, la rigueur méthodologique ainsi qu’une très grande minutie. En outre, l’importance de la qualité de la langue écrite et parlée en histoire constitue un atout non négligeable, et ce, peu importe le domaine d’emploi. Inévitablement, l’historien conçoit les choses d’une manière toute particulière : celle de la mise en perspective constante par rapport au passé. Cette particularité lui permet de retracer rapidement le fil des causes et des conséquences menant à une situation donnée. Enfin, l’historien conserve la mémoire des choses. Cet automatisme se révèle très pratique pour qui, comme moi, coordonne de manière concomitante plusieurs projets de recherche et doit souvent revenir quelques années en arrière pour retrouver des informations ayant un impact dans le présent.