Ma vie d’archéologue a commencé alors que j’étais en troisième année de mon baccalauréat en histoire à l’Université de Guelph. J’ai alors postulé pour être un technicien de terrain junior en archéologie dans une grande entreprise d’ingénierie. L’annonce indiquait qu’ils acceptaient les candidatures de diplômés en archéologie ou en domaines d’études connexes ; mon diplôme d’histoire étant un de ces domaines d’étude connexe.
On m’a offert une entrevue et on m’a posé la question suivante: « Comment un diplôme d’histoire vous prépare-t-il pour le travail de terrain en archéologie ? » J’ai tout simplement répondu : un diplôme d’histoire me permet de penser d’une façon critique, ce que la plupart des gens ne font pas. Les historiens abordent les questions de plusieurs points de vue pour trouver une solution logique et pragmatique, tout en tenant compte de la situation dans son ensemble. Un diplôme d’histoire me permet de comprendre le contexte socio-économique de la culture matérielle que nous découvrons.
Mon diplôme en histoire aide à situer les artefacts dans un contexte plus vaste qui est basé sur des récits historiques préexistants, ce qui peut, dans certains cas, changer ces récits historiques.
Après quelques années sur le terrain, j’ai pu obtenir mon permis de fouilles archéologiques du ministère du Tourisme, de la Culture et du Sport. Aujourd’hui, quelque six ans plus tard, je continue à diriger des fouilles dont la datation est de 10 000 ans ou plus jusqu’à l’ère des colonies euro-canadiennes à partir du XIXe siècle.
Avec mon baccalauréat en histoire, et une maîtrise en archéologie de l’University College à Dublin, je suis en mesure de développer une meilleure compréhension des sites archéologiques que je supervise et de progresser avantageusement dans une carrière très enrichissante où on fait la découverte de nouveaux artefacts qui ont des histoires importantes à raconter.