Récent.e.s lauréat.e.s
Le prix du meilleur article Neil-Sutherland
Katie Barclay. “Love, Care and the Illegitimate Child in Eighteenth-Century Scotland,” Transactions of the RHS 29 (2019), pp. 105-125.
Dans un style sophistiqué, Barclay illustre comment la légitimité – ainsi que le genre, la classe sociale et la parenté – ont façonné les expériences des enfants en Écosse au XVIIIe siècle, surtout en ce qui a trait à leurs expériences d’amour et de soins. Le comité a été particulièrement impressionné par la distinction que Barclay fait entre prendre soin des enfants et se soucier d’eux, en recadrant notre compréhension des circonstances matérielles et affectives des enfants. Son analyse minutieuse de documents d’audiences de tribunal et de séances d’église ainsi que de lettres personnelles entre les relations d’enfants illégitimes révèle les sortes d’approches de parentalité « dispersées » que les enfants illégitimes ont reçus.
« L’amour », soutient-elle de façon convaincante, « était un produit social, encadré et façonné par et à travers les réseaux sociaux, économiques et juridiques dans lesquels l’enfant était positionné. » Rédigé dans une belle écriture, l’article de Barclay aborde la littérature sur le maternage, les émotions et la loi, sous un nouvel angle pour pouvoir examiner l’affection et les liens familiaux.
Mention honorable
Erin Millions. “Portraits and Gravestones: Documenting the Transnational Lives of Nineteenth-Century British-Métis Students,” Journal of the Canadian Historical Association 29:1 (2018): 1-38.
Les expériences des jeunes voyageant entre leurs domiciles dans les territoires de la Compagnie de la Baie d’Hudson vers les colonies canadiennes et la Grande-Bretagne pour leur éducation font l’objet de l’étude fascinante de Millions. Millions analyse ses sources avec perspicacité, fait le lien entre les portraits et les pierres tombales de jeunes métis britanniques et des documents d’archives pour éclairer un domaine négligé de l’histoire du commerce des fourrures : la mobilité transnationale, les liens de parenté et les identités multiculturelles des enfants anglophones et protestants des familles de commerçants de fourrures. Sa discussion des sources est riche et soulève d’importantes questions méthodologiques sur la visibilité des enfants dans les fonds d’archives. Son analyse révèle les privilèges et les risques conférés aux jeunes métis britanniques par leurs expériences éducatives loin de chez eux. Millions met en lumière les pratiques éducatives coloniales antérieures aux pensionnats industriels et résidentiels de l’Ouest dans un style clair et compréhensible.